Abou Diarra

world Mali

Abou Diarra est un chanteur et joueur de n'goni malien, issu de la brousse et du monde des chasseurs. Marqué  par la tradition, il se tourne dans un premier temps vers le Dozo'n'Goni (musique des chasseurs-sorciers) dans lequel il excelle. Puis fasciné par le blues, le jazz, le reggae, le groove.

Manager: 

Les rythmes et styles où se mélangent pays, influences, origines... il se met à explorer et chercher des harmoniques hors des gammes traditionnelles pentatoniques. Il ajoute des cordes à son n'Goni pour accompagner du jazz, reprendre des morceaux de Bob Marley et rejoindra des groupes aux origines et influences multiples...

Surnommé, le Jimi Hendrix du n'Goni, il peut remplacer tour à tour une guitare, une harpe, une basse et stupéfait même les plus grand joueur d'instrument à cordes. Multipliant la scène et les concerts, il prend son envol en tant qu'artiste, définit petit à petit un style qui lui est propre et traverse la tradition africaine avec un métissage entre jazz, blues, afro funk... Il est reconnu comme un grand sur la scène malienne et rejoint la France en 2008 où il poursuit son ascension entre concerts, festivals, stages, conférences. Deux disques : "Kono Kan Bora" et An Ka Belebele" ont été distribués (Mali, France et États-Unis pour le 2ème album).

Le N'Goni

Le N'Goni est une sorte de guitare traditionnelle à 6 cordes, fabriquée à partir d'une calebasse coupée au 3/4 et évidée. Un manche de bois ou de bambou, traverse la calebasse et sert de support aux cordes (deux rangées parallèles). La calebasse est ensuite recouverte d'une peau d'animal (le plus souvent de chèvre) après avoir été percée d'un trou.

Le N’Goni est l’un des trésors d’Afrique, plus particulièrement dans la région de Wassoulo au Mali. Instrument de musique incontournable de la culture des Griots et du monde des chasseurs, il existe depuis la nuit des temps (environ 12e siècle).

Connu initialement sous le nom du Dozo N’Goni (le n’Goni des chasseurs), il était l’emblème des chasseurs et de leur confrérie, l’instrument d’accompagnement des récits de chasse, des jeux musicaux entre chasseurs, des louanges mais également de la médecine traditionnelle et de la communion avec les esprits.

Dans les années 50, Alata Bourleil et Yoro Diallo, alors jeunes musiciens se réapproprient le Dozo N’Goni, désirant le mettre en valeur hors du cadre traditionnel initiatique et pour ce faire créèrent le Kamele (jeunes) N’Goni.